AcideBase
"Pourtant, c'était une bonne idée, au début..."
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Les Angry Birds en pâtisserie
Marre de balancer des oiseaux aigris depuis votre portable ? Et si vous les mangiez ?
par Base, le 26 avril 2012

Il y a les Angry Birds que l’on lance contre les cochons verts, et il y a les Angry Birds qu’on balance dans l’estomac... Quant à choisir... En plus, ceux-là sont tout simplement énormes !

Pas spécialement révolutionnaire (d’autres l’ont fait avant), mais c’est toujours appétissant de les voir dans la vitrine du pâtissier du coin (Genève). :-)

Petit bémol : il manque les nouveaux Angry Birds. Ceux qui se baladent dans l’espace.

Merci à Jessica pour la photo ! ;-)

Mise-à-jour (26.04.2012) : La Tribune de Genève les avait bien sûr repérés bien avant moi... ;-) http://www.tdg.ch/geneve/actu-genev...

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Le désert de la VOD suisse
Passer du DVD à la VOD (sur PC) ne se fait pas toujours sans quelques grincements de dents...
par AcideBase, le 20 avril 2012

Mort, le DVD ? Pas si sûr, quand on constate la pauvreté des offres de vidéo à la demande (VOD [1]) en Suisse Romande... Du moins, la VOD pour qui veut garder un minimum d’indépendance.

Tout technophile que je suis, je n’étais pas décidé, jusqu’à peu, à faire évoluer ma télévision. N’ayant en effet qu’un intérêt limité pour pour "le petit écran", je n’avais jusqu’ici jamais ressenti le besoin de passer aux box proposées par les câblo-opérateurs et autres services surtaxés.

La semaine précédente, néanmoins, ma femme et moi avons acquis une Asus Eee Box [2] qui avait pour avantage non seulement de pouvoir lire nos vieux DVD avec plus d’aisance que nos lecteurs dédiés, mais en plus de transformer notre télévision en centre multimédia, et notre salon en lieu d’échanges avec d’autres membres de la famille via Skype. [3]

L’occasion était trop belle pour ne pas vouloir tenter le passage à la VOD. Après tout, il devait bien exister un service pas trop cher, légal (pour la Suisse) et - surtout ! - permettant une lecture des films à la télévision via l’Eee Box. En d’autres termes, je cherchais un service VOD dont les films étaient lisibles par un PC (sous Windows 7).

Exit donc :

- les offres des opérateurs téléphoniques/TV classiques : en général, que ce soit SwissCom, UPC-Cablecom ou Sunrise, leur service VOD s’intègre naturellement à leur offre TV numérique ;
- les offres proposant d’autres "box" : j’ai déjà un ordinateur branché sur la TV, et même s’il me reste encore deux prises HDMI disponibles, pourquoi dépenserais-je encore de l’argent pour une boîte supplémentaire ? Adieu SwissTV, Apple TV et autres Xbox...

Me restaient donc : HollyStar (ex-DVD Fly) [4] et AceTrax [5].

Pour ceux qui ont connu DVD Fly, sachez que HollyStar ne fonctionne pas selon un modèle d’affaire différent : on paie pas trop cher le film (quoique...), mais on paie un abonnement mensuel. Pour ce qui est de la VOD sur PC, HollyStar propose deux abonnements, l’un à Fr. 12.- par mois (avec 2 films inclus) et l’autre à Fr. 24.- par mois (avec 4 films inclus). [6] Le catalogue est certes intéressant (2500 films, combien en français ?)... mais bon sang, pourquoi un abonnement contraignant à au moins 2 visionnages par mois ? Certains diront que ce n’est pas beaucoup, et c’est vrai, mais par principe, je n’aime pas cette forme d’incitation à la consommation.

Il me fallait donc une solution moins contraignante, et du coup il ne me restait plus que... AceTrax. Pas d’abonnement, location au film, vision directement en streaming et/ou téléchargement (ne rêvez même pas... y a des DRM [7]). Combien de films environ ? Selon une émission d’ABE de l’année passée, [8] environ 300 en français. De loin, 300 films en français, ça peut sembler beaucoup. Mais cela signifie, dans les faits, entre une dizaine et une trentaine de films par catégorie. Enlevez à cela que certains films ne sont disponibles qu’à l’achat et non à la location (c’était le cas de "Thor" que j’avais envie de louer) et il ne vous reste... presque rien !

Au passage, je note :

1. que contrairement à l’écho dont s’était fait ABE, la qualité (hors HD en tous cas) est excellente sur le seul film que j’ai loué à ce jour avec AceTrax (je n’avais pas vu ce "vieux" Final Fantasy - c’est chose faite à présent) ;
2. que la mise en place d’un plugin sur le PC est nécessaire pour le visionnage en streaming : Silverlight. Non, ce n’est pas Flash, mais ce n’est toujours pas de l’HTML 5 non plus.

On est loin - très loin ! - de Netflix aux USA. [9] Autant en termes de tarifs qu’en nombre de films disponibles. Et pour celui qui veut la même liberté dans la VOD qu’en DVD (pas d’abonnement contraignant, pas de box hors prix, juste du film à télécharger au gré des envies), il ne lui reste - hélas - que le fameux piratage que les majors et autres gouvernements ont décidé de combattre corps et âmes. Combat que je serais capable de comprendre s’il y avait une réelle offre de VOD (PC) digne de ce nom en Suisse.

Mais comme on en est encore très très loin, le DVD comme le piratage ont encore de beaux jours devant eux...

Mise-à-jour (20.04.2012) : J’ai juste oublié un des plus gros fournisseurs de contenu : Apple, mais non via l’Apple TV - que j’ai brièvement mentionnée ci-dessus - mais via iTunes (merci Noisequik pour ce rappel). Si AceTrax connaissait de régulières microsaccades en streaming, pas de problème pour iTunes qui permet même de changer de langue en cours de visionnage. En revanche, des interruptions fréquentes pendant le téléchargement, empêchant quand même le visionnage en streaming de mon côté. [10] Je ne peux pas blâmer en l’état Apple ; il est possible que la qualité de ma connexion ou d’autres facteurs soient au cause. Bref : avec une offre plus que correcte, et des conditions d’accès très libres (qui l’eût cru de la part d’Apple ?), les fournisseurs de VOD en Suisse romande laissent le champ libre à la firme de Cupertino pour ce qui est d’offrir du contenu sur PC...

_______________

[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Vid%C3...

[2] http://en.wikipedia.org/wiki/Asus_E...

[3] http://www.skype.com/intl/fr/home/

[4] http://www.hollystar.ch/

[5] http://www.acetrax.com

[6] http://www.hollystar.ch/process_abo.asp

[7] http://fr.wikipedia.org/wiki/Gestio...

[8] http://www.rts.ch/emissions/abe/tes...

[9] http://www.netflix.com

[10] http://support.apple.com/kb/TS1583?...

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Cher Google, j’ai une objection...
Lettre ouverte à sa Sainteté Google, grand manitou du web et accessoirement diffuseur d’un OS pour téléphone portable.
par AcideBase, le 8 avril 2012

Monsieur Google-Le-Grand
Je vous fais une lettre,
Que vous lirez peut-être
Si vos bots trouvent le temps.

Voyez-vous, M’sieur Google,
Quand je vois ô comment
Vous traitez vos clients,
J’ai envie d’faire la gueule.

En fait, vous construisez
Un Nexus - c’est son nom,
Galaxy son prénom -
Bref... vous l’sponsorisez. [1]

On m’a soufflé un jour -
Mais c’était une fausseté -
Que, garant, vous étiez
De toutes ses mises-à-jour ! [2]

C’est pour ça que j’l’ai pris,
Sûr que je les aurai
Avant les HTC,
Les LG ou Sony.

Las ! Je fus étonné -
Pour mon modèle en tous cas -
De découvrir que, là,
Sammy [3] allait s’en charger.

Contre Sammy, je n’ai rien,
Ils font de bons instruments,
Les mises-à-jour cependant,
Seul Google les fait bien. [4]

Il ne devrait y’avoir
De "yakjuXW" [5]
Et que seuls soient livrés
Des "yakju" [6] et au r’voir ! [7]

Pour ne pas nous fâcher,
Si vous pouviez, en passant,
Au Play Store, comme avant,
Son vrai nom, redonner. [8]

Pour finir en beauté,
Veuillez, pour moi, botter
Le derrière de tous ces
Constructeurs peu zélés. [9]

C’est vous qui présidez
Android, et nul autre...
Du coup c’est bien là votre
Responsabilité. [10]

Je cesse cette missive,
Pensant qu’vous y pens’rez,
Et sans arrière-pensée
Ou pulsions intrusives. [11]

Veuillez donc agréer,
Sans être tatillon,
Mes p’tites salutations,
Moyenn’ment distinguées.

AcideBase

_______________

[1] Le Galaxy Nexus est un téléphone conçu conjointement par Google et Samsung. Il s’agit du "GooglePhone" actuel.

[2] La particularité de la gamme Nexus est que - normalement - elle était directement mise-à-jour par Google. Ce n’est en fait le cas que pour une partie des modèles.

[3] Samsung

[4] Dans le petit monde d’Android...

[5] Nom de code des modèles mis-à-jour par Samsung, voire par certains opérateurs... et non par Google.

[6] Nom de code des modèles mis-à-jour directement par Google.

[7] Les modèles mis-à-jour par Samsung - "yakjuxw" - ont la réputation d’être mis à jour bien après ceux de Google ("yakju"). Ce que j’ai pu expérimenter personnellement.

[8] Soit : Android Market.

[9] Pour les mises-à-jour surtout.

[10] C’est Google qui préside et décide pour Android. Et non "l’Open Handset Alliance". Ce n’est un secret pour personne depuis longtemps.

[11] Google est sous le feu de critiques particulièrement violentes depuis quelques semaines en raison du croisement de données personnelles à des fins publicitaires.

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Les Suisses n’aiment pas les vacances
Le peuple suisse a rejeté une initiative fédérale lui permettant de profiter de deux semaines supplémentaires de vacances. Bienvenue dans la Cinquième Dimension !
par Acide, le 11 mars 2012

Finalement, le Conseil Fédéral aura vu juste : pourquoi proposer un contre-projet quand l’initiative dite des "six semaines de vacances" allait forcément se casser les dents en votation ? Postulat qui repose sur deux faits que n’a bien évidemment pas raté ce même gouvernement : premièrement que les milieux économiques allaient brandir la menace de la délocalisation, du frein à l’embauche et à l’évolution interne ; deuxièmement, que le Suisse est, culturellement parlant, peureux.

Ça n’a donc pas manqué : comme pour les minarets et beaucoup d’autres objets, les Suisses ont voté ce dimanche avec leurs émotions et non avec leur raisonnement. Voter avec sa tête aurait notamment permis de réaliser qu’en 15 ans, l’augmentation des salaires en Suisse n’a proportionnellement pas accompagné le taux de la productivité par ouvrier d’une part [1] ; et d’autre part que l’introduction des 6 semaines de vacances étant progressive, les entreprises (même les petites) auraient amplement le temps de s’adapter aux nouvelles mesures.

Mais je crois qu’il y a aussi une forme de masochisme dans ce refus. Une sorte de masochisme culturel. Le Suisse aime avoir mal. Il tire sa fierté dans le fait d’être capable de travailler plus que ses voisins européens. Après tout, notre tout petit pays n’a d’autre ressources que les bras et les têtes de ses citoyens. Comment donc ose-t-on proposer une initiative qui viendrait directement saboter ces magnifiques et nobles valeurs ? Et puis bon, il s’agirait quand même pas de nous assimiler à ces flemmards de Français qui travaillent 35 heures par semaines et bénéficient même - quelle honte ! - d’une prime de licenciement, hein ?! Un bon Suisse est un suisse qui travaille. Un bon Suisse n’aime pas les vacances.

Bravo petit Suisse. Tu as bien appris les leçons du capitalisme a outrance. Tu as bien assimilé l’importance de travailler pour le Grand Capital comme si tu œuvrais pour une cause qui te dépasse. Mais surtout, tu as démontré à l’Europe toute entière les limites de la démocratie directe dont tu es tellement fier : les initiatives et référendums populaires ont du sens aussi longtemps que ceux qui votent le font avec leur tête. Pas avec leurs peurs.

Va donc, petit Suisse. Continue ton travail de fourmis, œuvre diligemment et ne t’arrête pas. Continue d’engraisser ceux qui dirigent les grandes économies, et surtout ne demande rien en retour. Continue de penser que les entreprises sauront reconnaître ton travail par elles-mêmes, et sauront te valoriser à la hauteur de ta productivité. Ça fait tellement du bien de ne pas se sentir exister...

Mais bon, à ta décharge, le comité initiant a vu un peu trop grand. Cinq semaines de vacances, pour un peuple peureux comme le nôtre, aurait été un meilleur parti. Il aurait sans doute eu davantage de chances de passer. Passer de quatre à six semaines de vacances, c’est quand même donner trop de confort aux fourmis que nous sommes... Après tout, nous venons du pays où tout employeur est en droit de demander, en plus de 40 heures de travail hebdomadaires, jusqu’à 5 heures de travail supplémentaire par semaine sans rétribution... [2]

Comment ça je suis égoïste et ne pense qu’à mon confort personnel ? Détrompez-vous. J’ai droit à sept semaines de congé annuel, pour ma part. (Je vous vois déjà écarquiller les yeux.) Mais j’ai aussi un minimum de conscience collective. Évidemment, quand je contemple les résultats de ce weekend, je me dis que j’ai un peu tort de m’en faire autant pour mes compatriotes. Ils aiment tellement travailler... (Moi aussi, remarquez, alors je les comprends.) Et en même temps, qu’attendre d’un peuple qui a accordé le droit de vote aux femmes au niveau fédéral il y a tout juste 40 ans ?..

Player one plays again !

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[1] http://www.sixsemainesdevacances.ch...

[2] http://www.cagi.ch/fr/vie-pratique/...

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Quand Android devient Google...
Android, le nom, laisse progressivement sa place à l’identité Google. Dernier changement en date : l’Android Market.
par Base, le 7 mars 2012

Drôle de coïncidence.

Hier matin, alors que j’allume mon Galaxy Nexus, qui tourne sous la dernière itération d’Android, la version 4 dite Ice Cream Sandwich, je constate quelque chose que je n’ai jamais noté jusqu’ici : Android, le nom, n’apparaît à aucun moment dans l’animation de lancement. [1] A la place, un "Google" blanc sur un écran parfaitement noir suivi d’une danse de facettes colorées et tournoyantes. Android a disparu de l’allumage du seul smartphone 100%... Android. Alors que mon vieux LG Optimus One, embarquant l’avant-dernière version pour smartphone du Robot Vert, Gingerbread, affiche toujours un "Android" scintillant.

Ce matin, alors que je parcours les news de la nuit, je constate que l’Android Market ne s’appelle plus ainsi, mais devient "Google Play". Exit donc, une fois encore, une quelconque mention à "Android". D’ailleurs, le nouveau "Market" n’est plus hébergé sur android.com (anciennement : market.android.com) mais sur google.com (play.google.com). [2]

Alors qu’Apple semble être davantage soucieux de parler aux geeks en proposant un iPhone 4S boosté à la testostérone, [3] Google entre dans la mouvance inverse : parler au commun des mortels et se débarrasser de la geekerie qu’est cette constante (mais obscure) mention à son système d’exploitation mobile. D’ailleurs, même mes amis et collègues qui ont un Androphone ne savent pas, pour la plupart, ce qu’est Android, pas plus que ceux qui ont un iPhone ne savent pour la plupart ce qu’est iOS. Après tout, Apple ne nomme pas son App Store "iOS Store", donc pourquoi Google le ferait pour Android ?

Ce changement d’identité n’est cependant pas sans poser quelques problèmes : de nombreuses compagnies ayant fait le pas de proposer une application Android devront changer dans les mois à venir la communication visuelle autour de leur annonce et écrire "Disponible dans Google Play" au lieu du traditionnel "Disponible dans l’Android Market". Il y a, à mon sens, un risque de confusion à court terme même si, à long terme, ce changement identitaire sous la bannière Google sera certainement positif.

Quoi qu’il en soit, cette situation est intéressante en ce qu’Android se rapproche, une fois encore et de plus en plus, de l’identité de Google et s’éloigne davantage celle de l’Open Handset Alliance. [4] Mais cette dernière n’a-t-elle jamais été rattachée à son image dans l’inconscient collectif ? Ce qui est nouveau en revanche, c’est l’éloignement d’Android à l’identité d’Android pour se rattacher davantage à celle de Google. Mais là encore, le changement passera inaperçu pour la majorité des utilisateurs...

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[1] http://www.youtube.com/watch?v=qHLY...

[2] https://play.google.com/store

[3] http://acidebase.kegtux.org/iPhone-...

[4] http://www.openhandsetalliance.com/

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